Des barges de blindés débarquent pendant que la Caraïbe progresse : Le scandale de l'instabilité permanente en Haïti

 


​Pendant que la région se développe, Haïti s'enfonce dans la guerre

​Pendant que l'ensemble des pays de la Caraïbe enregistrent des progrès économiques spectaculaires — à l'instar de la République Dominicaine voisine qui accueille chaque année des millions de touristes et modernise ses infrastructures —, Haïti est maintenue dans un état d'urgence sécuritaire perpétuel.

​Alors que nos voisins construisent des hôtels et des ports commerciaux, notre pays voit débarquer sur ses côtes des cargaisons impressionnantes de matériel de guerre : des navires entiers remplis de véhicules blindés, de camions tactiques et de munitions destinés aux forces internationales.

​Des centaines de blindés sur le sol, mais zéro chef de gang neutralisé

​Les images de ces débarquements de blindés lourds de la Force de Répression des Gangs (GSF) posent une question dérangeante. Comment expliquer qu'avec une telle débauche de moyens militaires, des armes lourdes et un soutien logistique international, la situation sécuritaire ne cesse de se détériorer ?

​Jour après jour, des tirs retentissent dans la région métropolitaine. Des tonnes de munitions sont consommées. Pourtant, les têtes dirigeantes des coalitions criminelles continuent d'opérer en toute liberté, de publier des vidéos sur les réseaux sociaux et de rançonner la population. Ce contraste saisissant démontre que le problème n'est pas le manque d'équipements sur le terrain, mais l'absence d'une véritable volonté politique d'éliminer le banditisme à sa racine.

​L'effondrement des institutions et la marginalisation des FAd'H

​Pendant que la présence étrangère s'impose avec des démonstrations de force matérielle, les institutions de l'État haïtien sont maintenues dans une paralysie quasi totale :

  • ​Des Forces Armées (FAd'H) bridées : L'armée nationale, qui devrait être en première ligne pour défendre la souveraineté territoriale, reste privée de moyens d'action autonomes et de matériels lourds.
  • ​Un État au point mort : L'administration publique, les services de santé, l'éducation et l'économie nationale sont complètement stoppés par l'insécurité.

​En asphyxiant nos institutions nationales au profit de structures internationales temporaires, on crée les conditions d'une instabilité permanente.

​Pour un retour indispensable à la souveraineté

​Haïti ne pourra pas se relever tant que sa sécurité sera traitée comme une gestion de crise sous tutelle extérieure. Pour rivaliser avec le progrès des nations caribéennes, l'État haïtien doit reprendre le contrôle de son destin : cela passe par l'équipement direct de ses Forces Armées (FAd'H) et de sa Police (PNH), la neutralisation sans concession des réseaux criminels et la remise en marche des institutions républicaines.

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